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Full text of "Catalogue général des antiquités égyptiennes du Musée du Caire N°28001-28086 Sarcophages antérieurs au nouvel empire T.I (1903-1904)"

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SERVICE DES ANTIQUITÉS DE D’ÉGYPTE 



CATALOGUE GÉNÉRAL 




DU MUSÉE DU CAIRE 

Vol. XJ 



N os 28001 -28078 



SARCOPHAGES 

antérieurs au nouvel empire 

PAR M, PIERRE LACAU 



PREMIER FASCICULE 




LE CAIRE 

IMPRIMERIE DE L’INSTITUT FRANÇAIS 
D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE 



1903 

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LE TITRE DU VOLUME 
sera donné plus tard avec la 
seconde livraison. 



SERVICE DES ANTIQUITÉS DE L’ÉGYPTE 



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CATALOGUE GENERAL 



DES 



TÏOUITËS ÉGYPTIENNES 



DU MUSÉE DU CAIRE 

Vol. XIV 

N os 28079-28086 



SARCOPHAGES 

ANTÉRIEURS AU NOUVEL EMPIRE 

A 

PAR M. PIERRE LACAU 







LE CAIRE 

IMPRIMERIE DE L’INSTITUT FRANÇAIS 
D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE 



1904 

KARL W. HIERSEMANN, LEIPZIG 




LES PLANCHES 



devront être reliées avec le 



tome II 






CATALOGUE GÉNÉRAL 

DES 

ANTIQUITÉS ÉGYPTIENNES 

DU MUSÉE DU CAIRE 



SARCOPHAGES 

ANTÉRIEURS AU NOUVEL EMPIRE 



SERVICE DES ANTIQUITÉS DE L’ÉGYPTE 



CATALOGUE GÉNÉRAL 

DES 

ANTIQUITÉS ÉGYPTIENNES 

DU MUSÉE DU CAIRE 



N 05 28001-28086 

SARCOPHAGES 

ANTÉRIEURS AU NOUVEL EMPIRE 

PAR M. PIERRE LACAU 
TOME PREMIER 




LE CAIRE 

IMPRIMERIE DE L’INSTITUT FRANÇAIS 
D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE 



■ 



1904 



PRÉFACE. 



S. i. Cette partie du rr Catalogue général» comprend la description des mo- 
numents antérieurs au Nouvel Empire qui appartiennent à une des catégories 
suivantes : 

Les sarcophages rectangulaires (à couvercle plat ou à couvercle voûté); 

Les sarcophages anthropoïdes 

Les masques de momie ; 

Les chambres funéraires / 2 b 

Pour avoir l’ensemble complet des monuments de même nature appartenant 
à cette même période on voudra bien se reporter au Catalogue de M. Bor- 
chardt. On y trouvera, dans la série de l’Ancien Empire, les sept numéros que 
voici : 



Saqqarah, VI e 



1 5^2 = chambre funéraire de — Calcaire, 

dynastie 

1787 = sarcophage. — Calcaire. — Gizeh, IV e dynastie w . 

1788 = sarcophage de jj * ^ * — Granit. — Gizeh, IV e dynastie. 

1 789 = sarcophage de LM #. — Granit. — Gizeh, IV e dynastie. 

1790 — sarcophage de (q \ * — ^ . — Granit. — Gizeh, IV e dynastie (5) . 

1791 = sarcophage avec sa momie. — Bois. — Dechacha, IV e dynastie (6) . 
1808 = fragment d’un sarcophage en bois. — 



W La distinction courante mais vague entre * les sarcophages v> et « les cercueils y> ne m’a pas semblé 
utile à retenir. Ces deux termes sont sans cesse employés pour désigner des objets identiques et 
ne correspondent archéologiquement à aucune différence précise. Je me suis servi partout du mot 
sarcophage. 

Je n’ai pas catalogué les lits funéraires placés parfois sous la momie dans l’intérieur du 
sarcophage. J’ai: seulement indiqué leur présence. Ils se rattachent à la série du mobilier mis à la 
disposition du mort comme le miroir, le chevet, ou les bâtons qui l’accompagnent presque toujours. 
Maspero, Trois années de fouilles dans Mémoires de la Mission archéologique française du Caire , 

1. 1, p. 201 . 

W Daressy, Rec . de Trav XIV, p. 1 65. 

Le Musée Egyptien, pl. XXL 
Petrie, Deshasheh, pl. XXXV, n° i48. 



— II 



S. 2 . Voici l’ordre que j’ai adopté dans la description des sarcophages. Pour sim- 
plifier j’ai désigné chacun des quatre côtés par un numéro. Le plan des 
sarcophages rec tangulaires est en effet d’une fixité absolue. La momie étant couchée 
dans sa position rituelle, c’est-à-dire sur le côté gauche, la paroi qui lui fait face 
offre toujours (1) , à l’extérieur, et juste à la hauteur de la figure, la représenta- 
tion des deux yeux accompagnés ou non de la fausse porte (fig. 1). 




Fig. i. 



Ces deux yeux se trouvent donc placés à droite du côté qui les porte. Dès lors 
on peut s’orienter immédiatement en présence d’un sarcophage rectangulaire : 

Le petit côté contigu aux deux yeux est le côté de la tête; je l’ai appelé côté i. 

Le petit côté opposé est le côté des pieds ; je l’ai appelé côté a. 

Le grand côté placé à droite de la momie est appelé côté 3 . 

Le grand côté placé à sa gauche et portant les deux yeux est appelé côté 4 . 

S 3 . Trois sarcophages seulement contiennent encore la momie et peuvent 
nous fournir des indications sur la position primitive du corps en supposant qu’il 
n’y ait pas eu de déplacement. Ce sont les n os 28022,28080, 28o3i. Dans ces 
trois exemples le corps est incliné à gauche comme le voulait le rite 

S U. L’impression des hiéroglyphes dans les deux sens, malgré tout l’intérêt 
quelle peut présenter, entraîne encore à des frais trop considérables. Je me suis 
contenté d’indiquer partoutlesens del’écriture par une flèche,-* — «ou » — ». On verra 

W Sous l’ancien empire, dans les grands sarcophages en forme de maison, les deux yeux n’ap- 
paraissent pas encore. Au contraire dans tous ceux que j’ai catalogués ici je n’ai trouvé qu’une 
seule exception extrêmement importante d’ailleurs. Le sarcophage 28108, ne porte qu’un seul œil 
et qui est placé sur le côté droit. Or ce sarcophage date sûrement des Pasteurs. Sans doute, à cette 
époque, on n’avait plus connaissance de la théorie. 

^ Cf. le n° 1791 du Catalogue Général. La momie qui était contenue dans le n° 28026 n’est 
plus en place, mais elle a la tête très-franchement tournée à gauche. La face se trouvait ainsi 
devant le dessin des deux yeux. C’est une orientation voulue. Il ne s’agit pas, comme le difle 
catalogue 1892, (n° 6600, p. 78) de respecter la position que le corps avait prise au moment de la 
mort. 



III 



immédiatement qu’il correspond à un plan fixe. Toutes les lignes d’hiéroglyphes 
qui décorent un sarcophage partent de la figure de la momie, de sorte que tous 
les caractères susceptibles dune orientation (hommes, animaux, etc.) sont tournés 
vers ce point. C’était la disposition la plus rationnelle pour permettre au défunt 
de lire facilement les textes mis à sa disposition. Or, en fait, la figure du 
mort étant tournée, comme nous l’avons vu, vers l’angle que forment le côté 1 
et le côté 4, on obtient à partir de cet angle la disposition qui est indiquée par 
les schèmes suivants : 




^ « place des deux yeux place des deux yeux 

Cuve. Disposition extérieure. Cuve. Disposition intérieure. 




Couvercle M. — Extérieur. Couvercle. — Intérieur. 



Le sens des lignes se trouve naturellement inverse à l’intérieur et à l’exté- 
rieur : 

Extérieur : côtés 1 et 3 = (» — ►); côtés a et à — (« — *). 

Intérieur: côtés i et 3 = (•* — *); côtés 2 et à -« (» — 

Les quelques exceptions que l’on pourra constater sont dues clairement à 
des erreurs dans le montage des petits côtés ou à de simples distractions du 
décorateur (2) . 



0 ) Pour te couvercle, j’ai examiné ta position quil occupait sur la cuve avant louverture de cette 
dernière car très souvent on ne l’a pas replaôé dans le bon sens. On peut retrouver cette position 
primitive d’après la place des chevilles qui traversent les tasseaux du couvercle sur les côtés 1 et 2 
(cf. 28002 , fig. 1 ). 

® Cette orientation de l’écriture date de loin : c’est celle que l’on trouve observée dans les 
Pyramides de Saqqarah. Dans toutes les chambres, le sens des textes est déterminé par ce principe 
que les lignes doivent commencer vers la ligure du mort. Je n’ai pu faire cette constatation que 
dans la Pyramide d’Unas. Je n’ai pas ici les photographies et les estampages des autres pyramides. 



A . 



IV 



S 5 . J’ai été obligé de donner à nouveau une description détaillée de plusieurs 
monuments déjà publiés. Ce catalogue doit réunir dans une même série tous les 
monuments semblables. Pour que l’on put les comparer utilement il fallait que 
toutes les descriptions fussent faites sur un même pian. Il est bien difficile 
d’autre part de compléter une description sans la refondre , et dès que les correc- 
tions deviennent un peu nombreuses , les renvois à une édition sont tout-à-fait fati- 
gants et obscurs. Dans les n os 28o3&-28o36 (1) , par exemple, je devais, pour 
me conformer au plan adopté, reproduire les objets très nombreux et très 
importants qui figurent dans la décoration intérieure , ce qui m’obligeait immé- 
diatement, pour être clair, à décrire toute cette décoration elle-même. 
Quand j’ai reproduit les textes d’un sarcophage déjà publié, j’ai toujours eu 
sous les yeux l’édition précédente, qu’on trouvera indiquée dans la Bibliographie 
à la suite de chaque numéro. Toutes les différences que l’on pourra constater 
entre mon texte et celui de l’édition ont été vérifiées sur le monument. Je n’ai pas cru 
utile de faire ressortir ces variantes en les notant à part ou en multipliant les sic. 

§ 6. Je dois attirer l’attention du lecteur sur les parties de la décoration que j’ai 
volontairement négligées dans cette description déjà trop longue. On ne trouvera 
que des renseignements très-insuffisants sur les points suivants : 

i° La paléographie. Les hiéroglyphes polychromes dans les lignes horizon- 
tales placées à l’intérieur des sarcophages comprennent un très grand nombre de 
formes extrêmement curieuses. Pour les signaler seulement, une vingtaine de 
planches en couleur auraient été nécessaires (voir les planches XXI 1 I-XXIX). 

2° La fausse porte monumentale placée à l’intérieur ou à l’extérieur des 
sarcophages. Le détail très-compliqué de sa décoration exigerait une repro- 
duction intégrale (voir les planches II-VI, VIII, X, XI, XIII, XV, XVI, XIX. 
XXIV, XXVI-XXIX). 

3 ° Le tableau d’offrandes qui se trouve régulièrement à côté de la fausse porte. 
Ce tableau comprend très-souvent des représentations d’un grand intérêt archéo- 
logique ou artistique (tables, vases, fleurs, animaux, provisions). Une simple 
énumération de ces figures m’a semblé inutile. Les planches XXIV, XXVI-XXIX 
en donneront une idée. 

S 7 . Dans la décoration intérieure deuxparties surtout ont attiré mon attention : 
i° Les représentations d’objets offerts au mort qui forment régulièrement le 

W Publiés par M. Maspero , dans Mémoires de la Mission archéologique française du Caire , tomel, 

p. 208-237. 



deuxième registre ; 2° Les textes religieux en colonnes verticales qui occupent 
le troisième registre. 

S 8. Objets d’offrandes. Pour les représentations d’objets d’offrandes il fallait ne 
rien oublier d’important et ne rien donner de réellement inutile. J’ai dtl très 
probablement négliger des détails intéressants dont le moindre peut mettre sur 
la voie d’une identification : (les variantes et les erreurs mêmes de dessin ont 
toutes leur intérêt) et par contre j’ai donné sans aucun doute des formes qui 
paraîtront faire double emploi avec d’autres. Mais tout figurer était impossible et 
d’autre part le choix est forcément un peu arbitraire. 

J’ai reproduit sur les planches XXX-LIV quatre cent quatre-vingt-onze objets. 
Je les ai tous dessinés moi-même pour diminuer les chances d’erreur. Chaque 
fois que l’état du monument le permettait j’ai calqué la figure sur l’original. 

Tout objet dont je donne la reproduction est toujours suivi de l’indication 
te figure ***»: le mot figure est en toutes lettres et il est accompagné du numéro 
que porte la représentation dans la série des planches XXX-LIV (1) . 

Tout objet dont je ne donne pas la reproduction est toujours suivi de l’indi- 
cation cccf. fig. ***» : le mot figure est écrit en abrégé crfig. v et il est accompagné 
du numéro correspondant à la représentation de l’objet auquel il ressemble le plus. 

Dans la description , chaque objet est précédé d’un numéro d’ordre. La série 
des numéros commence sur le côté t et se continue jusque sur le côté k. Quand 
il s’agit d’un objet qui est figuré, ce numéro est reproduit sur la planche 
au-dessous de la figure, à côté du numéro du sarcophage. Chaque figure est donc 
accompagnée de trois chiffres. Ex: 125-28083(22). Le premier chiffre 125 
indique le rang de la figure dans la série des objets reproduits sur les planches 
XXX-LIV. Le second 28083 indique le sarcophage dont elle est tirée et le troisième 
(2 3 ), qui est toujours entre parenthèses, indique sa place dans ce sarcophage. 

Je n’ai pu simplifier davantage ce système de renvois. Le procédé offrait du 
moins un avantage sérieux, celui de grouper les objets par types et de permettre 
une comparaison très-instructive. Les planches donneront en quelque sorte un 
premier répertoire archéologique des formes que peuvent prendre les objets 
dans ce genre de représentation. Un index de leurs noms hiéroglyphiques facilitera 
également la recherche (2) . 

M Je n’ai pas donné le numéro de la planche mais seulement celui de la ligure pour ne pas 
compliquer les renvois. 

: - 2 ' L’insertion des figures dans le texte était impossible à cause de leur nombre. Elle eût 
d’ailleurs singulièrement compliqué la recherche et les renvois.